dimanche 14 janvier 2018

Songe à la douceur

Titre : Songe à la douceur
Auteur : Clémentine Beauvais
Édition : Sabarcane (Exprim')
Parution : 2016
Nombre de pages : 239
Synopsis : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, elle en a 17 ; c'est l'été, et il n'a rien d'autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d'ennui, et elle est timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il... aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s'est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s'aperçoit, maintenant, qu'il la lui faut absolument. Mais est-ce qu'elle veut encore de lui ?





Avis :
    Étant déjà tombée sur des avis mitigés, l'idée m'est venue de sortir des sentiers battus. En me plongeant dans cette romance, je ne m'attendais pas à la finir avec aisance

    Eugène et Tatiana se rencontrent à l'adolescence : lui dans une absolue désespérance et elle dans la pleine innocence. Contraints de se fréquenter pendant que l'ami dévoué et la sœur ainée prennent plaisir à se bécoter, Eugène et elle développent des sentiments mutuels, il préfère rester fraternel, de marbre à sa lettre passionnelle. De toute façon, le groupe subit une division suite au drame dont on ne connait pas les raisons. 

    L'histoire des amoureux se rencontrant après des années n'a rien d'innovant, mais je salue l'originalité de la forme poétique du roman. C'est la première fois que je suis confrontée à ce format de choix, à noter qu'autrefois, la poésie mettait bien les lecteurs de Shakespeare en émoi. Cette version contemporaine me rend bien plus sereine à la lecture, sans rencontrer beaucoup de fioritures, où une Juliette et un Roméo finissent avec mortelles blessures ; le drame divisant le quatuor, laissant un apport conséquent de tristesse à une romance qu'on détériore. 

    Les protagonistes sont d'abord dans une émotion contenue, pour ensuite laisser les barrières abattues. Tatiana et Eugène restent dans le déni de leurs sentiments rajeunis et au fil des pages, comme dans tout jeu de séduction ou début de relation, la batifolage passe par des cafouillages ou encore des chipotages, en essayant d'éviter le carnage. "En disant "À bientôt", espérait-elle que je l'invite au concerto ou souhaitait-elle se débarrasser de ce zigoto au plus tôt ?", voyez un peu le tableau ?

    La narration subit une belle division, permettant aux personnages une égale expression. Ainsi narré, le récit vous fait voir une vraie histoire romancée, pleine d'authenticité. Le récit et son exactitude devrait vous donner envie de le lire sans inquiétude. 
    Le fait de me plonger dans certains flash-back me rendait un peu patraque jusqu'à constater que cela mettait une vraie claque. Les changements de narration peuvent être accessoirement synonyme d'irritation, mais ici, l'histoire s’éclaircit.
    Les rimes et le format d'expression permettent un plus large panorama de nos émotions. Peut-être est-ce la poésie ou la façon dont l'auteur tourne le récit, mais les sensations ont été plus fournies. 

    Authenticité fait parfois place à l'hilarité : comment rester insensible face à Eugène pris pour cible par Tatiana et surtout son directeur, stoppant son état de nirvana et plongeant le jeune homme dans la plus grande torpeur ? 

    En conclusion, pas de point de répulsion pour ce roman. Je souhaite le conseiller à tous, pas de raison qu'on le repousse. En espérant que cette chronique vous ait plu, et que la lecture de celle-ci n'ait pas été trop chaotique, ce clin d’œil se voulait impromptu.


Page 163 :
"Ils se sentaient comme habités par un adolescent
capricieux et passionné, qui les réveillait tard et les empêchait
de se coucher tôt,
mettait en scène leurs rêves et rédigeait leurs textos,
leur faisait relire une quantité invraisemblable de poètes.
Eux qui s'étaient crus adultes, mûrs et mesurés,
ils avaient un squatteur de quinze ans dans la tête"

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jeudi 4 janvier 2018

Challenge des pavés 2018


Coucou les lecteurs !
Cette année, j'avais bien envie de participer à un challenge annuel pas trop difficile, et sans trop de contraintes. J'en ai trouvé un qui était idéal, étant donné que la plupart de mes lectures avoisinent les 400 pages. 

*roulement de tambour qui ne sert à rien étant donné que c'est marqué dans le titre et dans l'image*


Le Challenge des pavés


Le principe ?  
C'est simple : lire des pavés. À partir de combien de pages un livre est considéré comme un pavé ? Selon la modératrice du Challenge, un pavé poche est un livre de 500 pages et plus, en grand format, 500 pages feront du livre un "pavé".

Modalités :
- Les intégrales sont acceptées. 
- Seuls les romans comptent.
- Pas de BD, manga, albums pour enfant, livres pratiques, livres d'art...
- Comptabilité des pages de l'édition que nous avons lue, et pas une autre. 
- E-books et audiolivre : prendre en compte le nombre de pages de l'édition papier Gd Format. 

Jusqu'à quand ?
Du 1er janvier au 31 décembre 2018.
Fin des inscriptions le 31 mars. 



Pour plus de renseignements
(calcul de points, malus...)

Merci à Gribouille le Chat d'avoir repris le challenge cette année. 

lundi 1 janvier 2018

BILAN DE 2017



Bonne année 2018 ! Que vous souhaiter de bon pour 2018 ? Des lectures haletantes, passionnantes, obsédantes et plaisantes ? Surtout je vous souhaite à tous-tes d'être heureux-ses.

Personnellement, 2017 était une année quelconque. Je me suis prouvé que je pouvais avoir de bons résultats, j'ai eu de nouvelles expériences professionnelles qui m'ont enrichi - oui, j'ai gagné de l'argent mais j'ai beaucoup appris aussi. J'ai même travaillé dans un milieu qui ne me correspondait pas du tout, et c'était pas si mal. J'ai réussi à obtenir un stage tant recherché, et j'ai vraiment hâte de le commencer. J'attends beaucoup de 2018 - l'admission en Master 2, notamment - mais j'essaie de rester rationnelle : ça va être difficile d'atteindre mes objectifs cette année. Le second objectif sera de ne pas finir trop déprimée. 

Côté livres, j'ai lu un peu plus que l'année dernière - merci tous les manga - et j'ai eu peu de déceptions. Beaucoup de lectures de 2017 ne vont pas rester dans ma mémoire longtemps mais j'ai découvert beaucoup d'auteurs cette année, c'est l'avantage. 

C'est parti !


Les 5 coups de ♥ de l'année



De tous les livres lus cette année, Mille femmes blanches de Jim Fergus est celui qui m'a le plus marqué. J'ai eu un coup de cœur à la fois pour les personnages, l'histoire, le contexte et surtout la plume de l'auteur. Le livre nous plonge dans la vie des Indiens d'Amérique, dans le quotidien de ces femmes laissées pour compte et on est au cœur du conflit de loyauté qui s'impose à May et ses camarades. C'est LE livre que je vous recommande pour 2018 si vous ne l'avez pas encore lu. 

Je suis directement tombée sous le charme de Vanyda dès que j'ai lu la trilogie de "L'immeuble d'en face" et cette année, j'ai eu la chance de tomber plusieurs fois sur d'autres œuvres. Entre ici et ailleurs est une des bande-dessinée de Vanyda qui m'a le plus touché, qui m'a le plus marqué. À travers ce livre, elle délivre un message fort : qu'en est-il de l'identité et de l'intégration des français d'origine étrangère ?  Les dessins sont doux, le message est fort. À mettre entre toutes les mains. 

Depuis quelques temps, j'adore me plonger dans les romans historiques et Le chant du rossignol a été une de mes plus belles lectures de 2017 sur le thème de Seconde Guerre Mondiale. C'est le livre le plus complet que j'ai pu lire sur le sujet. Là où beaucoup se concentrent uniquement sur la Résistance, la France sous l'Occupation ou la Shoah, ici tous ces thèmes sont traités. Ce n'est pas le livre le plus joyeux de l'année mais ce n'est pas le plus lourd non plus. L'auteure a une plume magnifique, on sent une recherche historique poussée et j'ai apprécié qu'aucun aspect de la Seconde guerre Mondiale ne soit ignoré. Le livre arrive à montrer avec justesse toute la bonté et la lâcheté de l'être humain. À mettre entre toutes les mains aussi. 

Avec le premier tome de La trilogie du Tearling : La reine du Tearling, Erika Johansen a réussi à me faire adorer la Fantasy. J'avais l'habitude de lire de la Fantasy en roman jeunesse : ici, l'histoire est plus sombre, plus complexe, on sent que le pire est à venir. C'est une lecture addictive, avec des personnages singuliers : je suis vraiment sortie de ma "zone de confort" et je ne regrette pas. C'est l'agréable surprise de 2017, je ne pouvais pas ne pas la mettre dans ce bilan. 

J'attendais avec impatience la sortie du troisième et avant-dernier tome de La passe-miroir : je n'ai pas été déçue du tout ! Le personnage d'Ophélie est devenu plus mature, Thorn est toujours aussi sombre mais semble s'ouvrir un peu plus : Christelle Dabos a réussi à faire évoluer ses personnages avant qu'une éventuelle lassitude s'installe. L'environnement change et on constate à quel point l'imagination de l'auteure est grande. Je n'ai qu'une hâte pour 2018 (2019 ??) : lire le dernier tome de cette saga !

Les auteurs coup de ♥

♦ Christelle Dabos ♦
C'est grâce à elle qu'on a pu lire la merveilleuse saga de La Passe-miroir. On la compare souvent à J.K. Rowling parce qu'elle a imaginé un monde tout à fait magique, rempli de personnages originaux et marginaux, tout en développant une intrigue fascinante et addictive. Je ne peux pas nier : ses livres sont les premiers que je lis avec autant de plaisir depuis Harry Potter. Et ce n'est pas rien mes amis lecteurs. J'avais hésité à la mettre dans les auteurs coup de cœur de 2016 mais là, il lui faut sa place.

♦ Erika Johansen ♦
Une des plus belle plume découverte cette année. Je ne pouvais pas ne pas la mettre : comme je l'ai dit plus haut, son histoire m'a entraînée et séduite. En écrivant cette dystopie, elle dénonce les injustices et les plus grands pêchés des hommes : c'est finalement une belle œuvre féministe et égalitariste. 

♦ Io Sakisaka ♦
Pour la première fois, je parle d'une mangaka qui m'a marqué cette année. J'ai trouvé Blue Spring Ride au bon moment cette année et j'ai trouvé que l'histoire était plus originale que d'autres. C'est tout doux, c'est rigolo, triste et finalement c'est plus profond qu'il n'y parait. Alors merci madame, c'était agréable de lire votre saga - et aussi les autres que j'ai découvert plus tard cette année. 
 



Déceptions de l'année


La palme de la plus grosse déception littéraire d'Amélie cette année est décernée à Seulement si tu en as envie... de Bruno Combes. Je n'étais clairement pas la cible de ce livre, mais en plus, c'était ennuyant. C'était cliché, fade et la romance ne m'a pas plus passionné que cela. Au revoir, amoureux parisiens.

La palme du "trop d'absurde tue l'absurde" est décerné à Made In China. J'avais pourtant adoré La fin du monde a du retard du même auteur, mais là, je n'ai pas accroché, je me suis même ennuyée. J'ai mis énormément de temps à le finir parce que les péripéties n'avaient ni queue ni tête.

La palme du livre jeunesse qui m'a le plus déçue est décerné à L'école du bien et du mal, tome 1 ! Le point faible de ce livre, c'était la narration. Clairement. C'était tellement brouillon que je n'ai pas réussi à rentrer à 100% dans l'histoire. Rajoutons à ça une héroïne blonde tout à fait insupportable, un prince insipide et qui a pour passion de retourner sa veste plus vite qu'un politicien et une fin tout à fait bizarre. Inutile de préciser que je ne vais pas me ruer sur le Tome 2 tout de suite.




En chiffres

40 livres lus
18 BD ou manga
11 romans jeunesse
6 livres de Fantasy et 5 livres historiques




En détail...

• 3 personnages masculins :
- Massue dans La trilogie du Tearling : c'est le personnage le plus loyal et le plus sage découvert cette année. J'ai un peu de mal à me le représenter physiquement mais disons que son nom donne une idée de la chose. J'aime beaucoup cette relation "paternelle" qu'il a avec Kelsea, ces découvertes qu'ils font l'un de l'autre. J'ai vraiment hâte de découvrir comment leur relation va évoluer et plus précisément, comment lui va évoluer. 
- Baz dans Carry On : si j'ai autant apprécié Baz, c'est parce que Simon Snow m'a beaucoup déplu. Voilà, moi je joue carte sur table et je rajoute un peu de mauvaise foi. En réalité, Baz est un personnage cynique, froid mais sa présence fait du bien au roman. Quand ça fait 74 pages que Simon vous bassine avec son mélodrame, vous êtes quand même bien content(e)s de voir Baz débarquer. Merci Baz, t'as sauvé une lecture, reste comme t'es !
- Hugh dans L'été avant la guerre : un personnage loyal, courageux et fort intéressant à suivre dans ce roman de près de 650 pages. L'histoire était narrée par Beatrice Nash d'une part et Hugh d'autre part et merci, le changement de narration m'a permis de ne pas lâcher ma lecture. Je préférais même l'histoire contée par Hugh. Merci à toi Hugh, t'es un beau naïf mais t'es une belle personne.

• 3 personnages féminins : 
- Futaba Yoshioka dans Blue Spring Ride : oui, et bien pourquoi pas ? Cette série de manga m'a beaucoup marquée parce que c'est la première que je termine en si peu de temps, et puis j'ai adoré tous les personnages, et surtout Futaba. Elle est drôle, maligne, indépendante et incroyablement attachante. Merci à Io Sakisaka de créer des personnages doux et sympathiques. 
- Isabelle dans Le chant du Rossignol : alors oui, on change complètement de registre, puisque Isabelle est une personne qui se lance dans la Résistance quand les Allemands occupent la France, durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette femme ne flanche pas, elle est déterminée et très clairement, elle est admirable. J'ai hésité à mettre sa sœur aussi, parce qu'elles se valent bien toutes les deux mais j'ai eu ma petite préférence pour Le Rossignol.
- Kelsea Raleigh dans La trilogie du Tearling : bon, je vais devoir développer du pourquoi du comment elle est dans ce top 3. Elle sort complètement du lot : princesse d'abord peu crédible, elle arrive à avoir peu à peu un semblant de respect parmi sa Garde et parmi le peuple. Loin des clichés habituels que l'on rencontre dans les films d'animation et aussi dans les romans où la royauté s'impose, elle est décrite comme physiquement passable, sévère mais juste et n'hésite pas à regarder l'horreur en face. 


• 3 couples : 
- Thorn et Ophélie dans La passe-miroir : pareil que pour Christelle Dabos dans les auteurs coup de cœur, je ne les avais pas mis dans le bilan de 2016, mais là je veux les mettre. Lui, d'apparence sèche et de personnalité distante et froide ; elle, petite et cachée sous une masse de vêtements, généreuse mais peureuse, ils sont mon coup de cœur toute catégorie confondue. Loin des romances clichées que l'on peut voir dans les romans jeunesse, ce couple-ci sort du lot. 
Futaba et Kou dans Blue Spring Ride : Futaba est douce, joyeuse, Kou est triste et solitaire. Leur relation évolue sur 13 tomes, avec des hauts, des bas, et même parfois des non-dits, et même si ce n'est pas la plus belle romance que j'ai vu, ils ont su titiller ma curiosité et mon petit cœur a fondu. Bravo les adolescents, bravo !
- Eugène et Tatiana dans Songe à la douceur : c'est la romance la plus passionnelle découverte en 2017.  J'ai beaucoup aimé les deux personnages et j'ai trouvé qu'ils allaient superbement bien ensemble. Séparés après de longues années, la passion les rattrape lorsqu'ils se recroisent par hasard à Paris. Une des plus belles histoires lues en 2017.

En ce premier jour de 2018, je vous souhaite encore une fois tout le meilleur pour vous, que l'année soit belle et sans incidents. Encore une fois, j'espère que vous serez heureux parce que finalement, c'est ce qui compte le plus

À bientôt pour d'autres aventures livresques !

vendredi 22 décembre 2017

Petite baisse de régime


Bien le bonjour aux personnes qui visitent encore ce blog malgré l'absence de publication ce dernier mois.

Le dernier article date du 6 novembre et...
Ça peut paraître bizarre mais JE N'AI PAS ABANDONNE le blog. 

J'ai longtemps hésité avant de publier un tel article parce que je ne voyais pas l'intérêt de me justifier sur une quelconque absence, je pensais simplement que vous ne le remarqueriez pas. Ce qui est peut-être le cas. 
Mais le temps passe et j'ai besoin d'expliquer.

Depuis le début de la création du blog, je connais des phases de vide, où le blog est laissé à l'abandon, où je ne lis plus rien et ne partage pas les rendez-vous littéraires - "C'est Lundi.." ou "In My Mailbox". C'était en grande partie à cause du travail à l'université qui me prenait énormément de temps. Je mettais toujours la priorité sur d'éventuels dossiers, d'éventuels partiels et d'éventuelles révisions avant de me plonger dans l'écriture d'une chronique ou dans la lecture d'un bon livre. 
Dès le début, j'ai pris du retard. Là où beaucoup prenaient le temps de passer sur les blogs de manière régulière, je me contentais de publier mon article, de visiter quelques uns de mes blogs favoris sans pour autant m'attarder plus que cela. 



Cette année, j'ai réussi à passer un peu plus régulièrement sur vos blogs - ça ne s'est peut-être pas vu mais j'ai toujours essayé de remonter le fil de vos articles un maximum. Je publiais un peu plus, malgré le rythme effréné de la faculté. 
Depuis que j'ai arrêté la fac (je reprends les cours en Janvier et non pas en Septembre), j'ai beaucoup lu, mais cette fois-ci, c'est le syndrome de la page blanche qui m'a touché. J'avais assez peu de motivation pour écrire une chronique acceptable et le peu de motivation que je trouvais s'envolait aussi vite que la page Blogger s'était ouverte. 
Et je sais que tout un chacun a connu ça. Sauf que ça dure depuis Septembre. 

Sans rentrer dans les détails, je crois que j'ai été surtout déprimée. Ne me demandez pas pourquoi ça n'allait pas, je ne le sais toujours pas moi-même.
Je ne lisais plus, je ne chroniquais plus, je n'allais plus sur les blogs, désert total. Plus envie de rien. J'ai bien essayé de lire un roman susceptible de me plaire pour relancer la machine de mes lectures, et rien. Pas plus d'envies que ça.

J'essaie petit à petit de passer sur vos blogs, de voir les nouvelles, mais j'ai carrément une gare de retard : je ne suis plus au courant des dernières sorties, je ne découvre plus de nouveaux blogueurs... il faut relancer la machine. Mais petit à petit. 

Sachez que j'ai énormément de chroniques en "brouillon" sur mon tableau de bord : "Songe à la douceur", "Un petit quelque chose en plus", "Audrey retrouvée", et beaucoup de manga. J'ai beaucoup aimé ces livres et j'espère vite trouver les mots pour vous montrer à quel point ils sont géniaux. 



Je me lance l'objectif de relancer la machine Blogger d'ici le 28 décembre, ou même le 1er janvier mais rien n'est moins sûr : les cours reprennent.
Je suis consciente que mon absence sur les réseaux entraîne le peu de visites que je reçois. C'est du donnant-donnant et j'ai eu du mal, dès le début, à instaurer ce rapport de réciprocité. Mais je ne lâche pas. Vous avez tous des blogs superbes, des chroniques plaisantes à lire, des belles lectures à découvrir. J'aime beaucoup passer sur vos sites mais soyons honnêtes, ça prend beaucoup de temps. Surtout que moins je passe sur vos blogs, plus j'ai du retard. Mais un jour je me ferai une journée "rush" et ça va déménager, je vous le dis. Je me souviens toujours des personnes qui laissent un petit mot par-ci par-là, vous êtes toujours prioritaire parmi les blogs que je visite régulièrement.
J'aimerai découvrir de nouveaux blogs - je veux de l'encre jeune ! - , donc si jamais vous avez des liens à faire passer, je prends aussi !

En gros, je n'abandonne pas le blog, ni vous, c'est juste un passage à vide. Une grosse fatigue. Une grosse déprime. Et beaucoup de travail en CDD. Aussi. Je ne sais pas comment vous faites pour travailler et tenir aussi régulièrement un blog. Chapeau.
Je devrais peut-être être raisonnable et lâcher ce blog qui reste parfois longtemps à l'abandon mais j'ai mis des mois à trouver mon style d'écriture, mes styles de lectures, à trouver mes blogs favoris... ce serait dommage de lâcher maintenant. Alors j'essaie de tenir le plus possible !

Pardon d'avance pour ce petit roman et à très vite (j'espère) sur les blogs pour échanger autour des livres.
 
Tâchez de passer de bonnes fêtes et de ne pas dévorer trop vite les livres que vous trouverez sous le sapin !




lundi 6 novembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #21



C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World of Book et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?


1 - Qu'ai-je lu les semaines passées ?


Depuis le 16 Octobre, pas beaucoup de lectures. J'ai surtout été très déçue de L'école du Bien et du Mal, ça a ralenti considérablement le rythme dirons-nous. Heureusement, j'ai beaucoup apprécié de me replonger dans l'univers Steampunk d'Andrea Cremer avec Le Secret de l'Inventeur et j'espère me procurer assez rapidement le troisième tome pour conclure la trilogie. Ma relecture de Rébellion m'a permis de mieux comprendre les tenants et la aboutissants de l'intrigue. Je parlerai prochainement de Songe à la douceur qui a été un coup de cœur : j'ai totalement accroché aux deux protagonistes et avec humour et sentiments, l'auteur représente avec justesse les amours retrouvés.


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?

♦ Glacé de Bernard Minier ♦
Synopsis : Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise.
Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.

Il faut vraiment que j'arrive à me lancer pleinement dans ce livre qui squatte ma bibliothèque depuis des années. Il me manque rien que 2 lectures pour finaliser mon Pumpkin Autumn Challenge et 4 pour valider toutes les lectures que j'avais prévues. On est large. Plus sérieusement, je pense que je vais bien aimer cette lecture de Glacé mais que je n'arrive pas à me lancer...

3 - Que vais-je lire ensuite ?


Pour continuer dans le Pumpkin Autumn Challenge, je lirai le tome 3 d'Harry Potter en VO. Déjà parce que j'y arrive, et surtout parce que c'est mon tome préféré. Et ensuite je pense que je lirai Véridienne que j'ai emprunté à la bibliothèque - on reproche un côté trop "narratif" à ce livre mais pourquoi pas ?


Et vous ?

jeudi 2 novembre 2017

L'école du bien et du mal, tome 1

Titre : L'école du bien et du mal, tome 1
Titre original : The school for Good and Evil, book 1
Auteur : Soman Chainani
Édition : Pocket (Jeunesse)
Parution : 2015
Nombre de pages : 476
Synopsis : Kidnappées par une sombre nuit d'orage, Sophie et Agatha intègrent l'école du bien et du mal... Un lieu très spécial, où l'on forme les personnages de contes de fées. Pantoufles de verre et chevelure blonde soyeuse, Sophie est sûre de devenir princesse. Tandis qu'Agatha, cynique et solitaire, toute de noir vêtue, se voit déjà en sorcière. Pourtant, rien ne se passe comme prévu... et si l'erreur de casting révélait leur vraie nature ?





Avis :
    Agatha et Sophie vivent à Galvadon, un village totalement perdu et maudit : régulièrement, des enfants sont enlevés pour être "scolarisés" à l'école du Bien et du Mal. Ils finissent par tomber dans l'oubli, ou tomber dans un conte. Depuis quelques temps, Sophie est persuadée qu'on va l'enlever pour l'amener dans l'école du Bien. Agatha - comme tous les autres habitants de Gavaldon - a du mal à croire qu'un monstre enlève les enfants pour les former à l'univers féérique des contes. Mais un soir, le monstre arrive bien, et en voulant sauver son amie Sophie, Agatha est emmenée avec elle. Résultat : Agatha se retrouve dans l'école du Bien et Sophie dans celle du Mal. Et là, c'est le drame !

    L'idée de base est bonne : deux écoles pour deux types de héros, des cours différents, des valeurs différentes et surtout, une apparence et une personnalité qui permettent de bien diviser les bons des mauvais. Seulement, après des siècles d'existence, il semble qu'une erreur de casting ait eu lieu : Sophie était sûre de finir dans l'école du Bien - elle vivait pour ça ! - et Agatha, en toute logique, devait finir dans l'école du Mal - son apparence collait bien. Mais non. 
    Cette idée était complètement géniale, on voit des certitudes renversées, des personnages en colère ou juste décontenancés. Sophie et Agatha font face aux railleries tout en essayant de comprendre comment c'est arrivé. C'était franchement bien. Et là, c'est le drame !

    Le gros défaut de ce livre, c'est l'écriture. Elle est vraiment trop brouillon. Au début de ma lecture, j'ai trouvé de brèves descriptions mais je n'ai pas tellement tilté. C'est quand l'intrigue se met en place qu'on se perd. Il y a des moments où je ne savais même plus qui parlait, j'ai dû revenir en arrière pour comprendre ce qui se déroulait, et même encore en faisant ça, c'était pas super clair. C'est vraiment un point qui m'a ralenti dans ma lecture. Mais l'intrigue était assez bonne, alors merci l'intrigue !
   
    C'est vraiment dommage que l'écriture soit brouillon parce que je sentais que j'aurai davantage apprécié. Sophie et Agatha sont complètement opposées : j'ai adoré Agatha et Sophie m'est sortie par les yeux. J'ai eu du mal avec Tedros - le prince charmant ! - qui est clairement une girouette superficielle. Mais je me trompe peut-être. Étonnamment, j'ai apprécié les camarades de chambre de Sophie, même si elles sont glauques, moches et horriblement méchantes. Je n'ai pas pu tellement apprécier les autres personnages parce bon... écriture brouillon tout ça, tout ça !

  L'écriture brouillon accentue l'intrigue un peu hachée, un peu fourre-tout. Agatha et Sophie essayent de trouver des solutions pour retrouver leur bonne place et même rentrer chez elles - même si Sophie n'est pas très open à cette idée. Quand un plan ne fonctionne pas pour une raison absurde, la solution est encore plus absurde. Une fois, il faut trouver une réponse à une énigme, une autre fois, il faut avoir les meilleurs résultats, et puis finalement non... eh, j'ai que 4 lobes cérébraux, pas un de plus pour remettre l'intrigue en ordre !

    C'est vraiment vraiment vraiment (vraiment) dommage que l'histoire et l'écriture rendent l'ensemble flou parce que je pense que j'aurai adoré le tout. Vers la fin, tout se met petit à petit en place pour préparer le deuxième tome, mais entre le début et la fin, y'a le milieu - vous aurez au moins appris ça aujourd'hui, bravo ! - et ce milieu est trop perché pour profiter pleinement de la lecture.
     Il paraît que le deuxième tome est plus concis, plus organisé et que l'intrigue est assez bonne, mais j'ai été très déçue de ce tome-là et je ne pense pas me plonger directement dans la suite des aventures de Sophie et Agatha...


"Dans les Tours du Bien, en revanche, les garçons se battaient à l'épée, pendant que les filles apprenaient à parler aux chiens et aux hiboux. Comment s'étonner ensuite que les princesses de contes soient aussi godiches ?"

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mercredi 1 novembre 2017

Celle que..., tome 3 : Celle que je suis

Titre : Celle que je suis
Auteur : Vanyda
Édition : Dargaud
Parution : 2011
Nombre de pages : 190
Synopsis : Après "Celle que je ne suis pas" et "Celle que je voudrais être", Valentine semble être la première à pouvoir dire "Celle que je suis". Peut-être saura-t-elle concilier ses différents groupes d'amis, parler à Félix sans rougir, partager son temps entre les manga, le hip-hop et accessoirement, le bac français ?








Avis :
    J'ai réussi à emprunter le dernier tome de la trilogie de Vanyda. C'est déjà un exploit. Que j'ai réussi à l'emprunter et ainsi terminer la trilogie le même mois, c'est encore autre chose d'incroyable. Ne vous moquez pas. Chacun à ses victoires du quotidien, ok ? On me dit que les gens sont ici pour lire des chroniques et pas pour compter mes pseudos exploits. C'est noté... go !

    Valentine est désormais en 1ère et doit préparer son bac français. Elle s'est fait différents groupes d'amis au lycée et elle développe un intérêt pour le hip-hop, en plus de celui qu'elle avait pour les manga.
    Je crois que j'attendais beaucoup de ce dernier tome et j'ai été finalement un peu déçue. Comme dans les précédents tomes, on suit Valentine et ses différents groupes d'amis dans leur vie au lycée. J'ai toujours ma préférence pour Melvin et Juliette ou encore Mathis. J'ai toujours du mal avec Émilie qui se sert encore de ses amies comme de faire-valoir.  

   Valentine semble s'être réellement trouvée même si je n'ai pas vu beaucoup de différences entre la Valentine du deuxième tome et celle du troisième. Mais on voit clairement que Valentine assume maintenant ce qu'elle est, les choix qu'elle a fait, ses envies, ce qui lui permette de plonger davantage dans la romance. Un autre garçon fait son apparition : Charles est un ancien ami du collège qui retrouve Valentine et ses amies au lycée. Je n'ai pas accroché avec ce personnage et l'histoire est bien trop courte pour vraiment le développer sur quelques pages. 

    En conclusion, c'est une belle trilogie que nous offre Vanyda. Je pense qu'elle peut être lue par tout le monde : par les adolescents qui s'identifieront forcément à un des personnages et mêmes aux parents qui pourront voir que ce que leurs enfants font, c'est pas si terrible. En fait, j'en sais rien. Me grondez pas. 
    Vanyda arrive à très bien représenter l'adolescence à travers le personnage de Valentine qu'elle confronte à des personnes différentes d'elle, à des situations typiques de son âge et à qui elle offre un développement doux et naturel.



Chapitre 1, page 33 :


Autres tomes :
1 - 2

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