lundi 23 avril 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #23


C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World book et qui a été repris par Galleane.

En théorie, on répond chaque lundi à 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?

 ¡Vamos!

1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 



Deux très belles lectures pour moi la semaine dernière : Daytripper est une BD magnifique qui narre les vies de Bras, chargé de la rubrique nécrologie dans un journal national et qui se rêve écrivain. La/les histoire(s) sont extrêmement touchantes et je ne vous cache pas ma surprise lorsque j'ai vu le personnage mourir une première fois dès le premier chapitre. Mais on en parlera davantage dans la chronique. J'ai lu aussi la suite d'Une braise sous la cendre : Une flamme dans la nuit. Ce roman m'a fait faire des loopings cardiaques - une pensée qui pour les cardiologues qui découvrent ce symptôme. Clairement, j'avais pensé que le premier tome était éprouvant, celui-ci l'est encore plus. Mon petit cœur est fatigué de tout ça - j'ai même eu parfois le cœur brisé - mais il est de nouveau prêt pour le troisième tome !


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ? 


Toujours en train de lire La tresse de Laetitia Colombani, j'avance peu. Voire pas du tout puisque j'essaie de finir mes livres empruntés d'abord. Je vous mets un lien Livraddict pour me faire pardonner, et que vous puissiez voir de quoi ça s'agit juste ici. Parallèlement, je pense lire The 100 (enfin ! Merci Seigneur. 3 ans que j'attends de l'avoir entre les mains). Je voulais le lire avant de me plonger dans la série, je pourrais davantage flemmarder devant Netflix. Merci la lecture !


3 - Que vais-je lire ensuite ?


Et bien je ne sais pas du tout parce que je n'ai pris aucun autre livre avec moi pour les 20 prochains jours. Je ne voulais pas charger trop ma valise et en même temps, je dois rédiger un dossier et réviser les partiels. Donc on va dire que j'ai été raisonnable hein... ?




Avicii ♥

lundi 16 avril 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #22



C'est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? par One Person's Journey Through the World book et qui a été repris par Galleane.



En théorie, on répond chaque lundi à 3 questions :
1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3 - Que vais-je lire ensuite ?

En pratique par contre, je fais ce rendez-vous 5 fois l'an. Voire 6 fois si c'est une bonne année. Cette fois-ci, c'est un bon Lundi, let's go !



1 - Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 


Deux romans YA en une semaine. Et merci pour le pavé qu'est The Mortal Instruments, il me permet de rajouter quelques points au Challenge des pavés. J'ai été agréablement surprise par ces deux tomes : je n'en attendais rien de spécial, ce n'est pas mon style de lecture en général - un road-trip angoissant dans l'un et des vampires/loups-garous dans l'autre - et pourtant c'était pas mal. C'était même assez bien ! Je ne tarderai pas trop à les chroniquer, j'aurai trop peur d'oublier à quel point j'ai apprécié.


2 - Que suis-je en train de lire en ce moment ?


J'ai commencé La tresse il y a quelques semaines et je le lis par petits passages. Je ne suis pas encore rentrée complètement dans l'histoire mais peut-être est-ce dû à ma lecture hachée (nooooonnn tu crois ?). Pour Daytripper, j'avais lu une très belle chronique à son sujet sur je ne sais plus quel blog et ça m'avait convaincue. Je suis déjà fan des dessins et j'espère ne pas être déçue.



3 - Que vais-je lire ensuite ? 





Je ne vous cache pas que je ne suis pas peu fière de l'avoir, celui-ci. Dans la chronique du premier tome, j'avais désespéré de ne pas l'avoir trouvé plus tôt et puis finalement, c'est en ne cherchant plus un livre qu'on le trouve. Et bien celui-ci, je ne l'ai pas cherché DU TOUT et tadaaaaa ! Je vais vraiment réfléchir à faire approuver cette philosophie de vie par l'Académie française - à défaut d'autre chose... Donc vous l'aurez compris, Une flamme dans la nuit sera ma future lecture !


#RévisionsDesPartiels

À la semaine prochaine (en théorie !)

mercredi 11 avril 2018

Une braise sous la cendre, tome 1

Titre : Une braise sous la cendre
Titre original : An ember in the Ashes, book 1
Auteur : Sabaa Tahir
Traduction : Hélène Zylberait
Édition : Pocket Jeunesse
Parution : 2015
Nombre de pages : 523
Synopsis : "Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l'école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurais et je t'écraserai."
Autrefois, l'Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l'empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d'écrire s'expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d'élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté... et sauver ceux qu'ils aiment.

Avis :
     J'ai vu ce livre passer sur presque tous les blogs que j'ai l'habitude de visiter et à chaque fois pour vous, c'était le coup de cœur. Il restait même dans vos esprits quand il fallait nomme un couple de littérature, un univers, une dystopie... bon ! Je ne pouvais pas passer à côté, surtout qu'en ce moment, je suis dans ma période "J'adore la fantasy c'est fascinant".
    J'ai vu que le service de bibliothèque de ma ville l'avait dans ses rayons mais quand je me décidais à l'emprunter, il était toujours absent des rayons pour une raison X ou Y. Et juste quand je ne l'ai plus cherché, il était là. Du coup, pensez à l'adage : "Moins t'y penses, plus il y sera".... Mais cet adage n'existe pas et je trouve ça regrettable.

    Laia habite avec son oncle, sa tante et son grand frère, qui part souvent en vadrouille on ne sait où. Une nuit, sa maison est attaquée par des Mask - les soldats Martiaux - qui emmènent son frère en prison, alors qu'elle réussi à s'échapper. Elle réussit tant bien que mal à entrer en contact avec la Résistance qui accepte de l'aider à retrouver son frère, à une seule condition : elle devra être l'esclave de la Commandante - dans l'école des Mask - afin de leur transmettre des informations. Laia plonge dans la gueule du loup et découvre ce qui se cache dans la vie des Martiaux.
    Au moment où les troupes Mask pénètrent la maison de Laia, Elias, un jeune soldat Mask encore en formation, projette de s'évader et de laisser derrière lui toute cette violence. Il est alors retrouvé par sa meilleure amie Hélène, qui lui rappelle, plus tard, de venir assister à l'exécution d'un jeune soldat aillant failli à sa tâche. Il se met alors en tête d'aller jusqu'au bout de sa formation, de devenir un Mask libre, et ensuite de fuir tout cela. Il croisera alors le chemin de Laia, jeune fille un peu trop belle et trop vive d'esprit pour être esclave de sa Commandante.

    J'ai adoré ce roman ! Ma chronique pourrait tenir rien qu'avec ces 5 mots. Mais j'ai décidé de développer un peu plus, tout de même.
    Les personnages de Laia et Elias sont des personnes que tout oppose au premier abord : elle est pauvre et a perdu toute sa famille, se retrouve esclave suite au chantage de la Résistance ; lui est "fils de", probablement riche, populaire. Ce qui les rassemble, c'est leur envie que tout change dans un monde où la justice et la confiance sont inexistantes.

    Le monde dans lequel Laia et Elias vivent est absolument monstrueux. Les Érudits sont de pauvres gens qui craignent énormément les Mask et les Martiaux : ils ont tous vu des membres de leur famille mourir ou disparaître suite à une de leurs attaques. Il leur est impossible de faire confiance à leur prochain. Cependant, n'allez pas croire que les Martiaux ont une meilleure vie : à l'école des Mask, les jeunes soldats sont enrôlés dès l'âge de 11 ans - ou moins - et sont forcés à combattre, à tuer. Beaucoup meurent avant d'atteindre l'âge de 17 ans et certains ne supportent pas cette situation. Finalement, les Érudits et les Martiaux sont prisonniers de leur propre situation : il n'existe pas d'échappatoire. Tu es un enfant d’Érudits : tu tiendras une boutique et n'envisagera jamais d'améliorer ta situation. Tu es un enfant de Martiaux : il est fort probable que tu sois inscrit à l'école des Mask et que tu y restes pour mourir ou en sorte pour tuer. Bonne ambiance, hein !

    Le plus oppressant dans ce livre, c'est pas le milieu dans lequel évoluent les personnages mais surtout cette tension insoutenable qui apparaît sans arrêt dans le récit.
    C'est à mon sens, le point le plus fort du roman : le récit nous tient en haleine tout le long. Aucun temps mort. L'auteur ne donne pas de répit à ses personnages : chaque instant de joie, de soulagement, d'espoir sera accompagné très rapidement de tristesse, de désillusion, de colère... C'est sûr que dit comme ça, c'est pas très joyeux, mais j'avais le sentiment que le récit était une vraie montagne russe, sans temps mort. On espère tout le long que la joie, l'espoir, sera le dernier sentiment ressenti par les personnages, ou en tout cas le sentiment dominant.

    Je n'aurai pas eu le sentiment que les émotions dans le récit prenaient les montagnes russes si les espoirs des personnages n'étaient pas aussi importants, et si leurs désillusions n'étaient pas si fatales. Le monde dans lequel ils évoluent est absolument affreux. Je l'ai déjà évoqué : ils ne sont pas libres, quelque soit le monde dans lequel ils sont nés. Les actes de cruautés auxquels ils font face sont absolument atroce : coups de fouets, gifles, brûlures, fractures, attaques à l'arme blanche, agressions sexuelles ou viols... s'ils ne l'ont pas vécu eux-mêmes, ils l'ont vu. Après des scènes de violence comme ça, après que les personnages aient souffert, l'espoir les gagne, la joie reprend parfois le dessus quelques instants, et puis bim ! De nouveau une nouvelle qui les fait redescendre plus bas que terre, psychologiquement ou physiquement.
    C'est ce qui m'a fait accrocher au récit : on est sous tension presque autant que les personnages - ou alors c'est juste moi ? Je voulais absolument savoir si Laia allait survivre, s'en sortir et si Elias allait tenir ses engagements.

    Il m'est difficile de décrire à quel point l'histoire était formidablement accrocheuse. C'est bien autant que c'est mal. L'auteur nous présente ses personnages, on s'y attache, et notre empathie se développe 1000 fois plus. Elias est un soldat Mask en formation renonçant à l'objectif de toute une vie suite aux injustices déjà trop nombreuses qui se sont déroulées sous ses yeux. Tiraillé entre la loyauté envers sa caste d'origine et ses envies de liberté, il rencontre alors Laia, jeune esclave semblant fragile et soumise, mais pourtant obligée de jouer le jeu. Laia développe une force phénoménale - surtout psychologique - pour tenir bon et permettre à la Résistance de sauver son frère alors qu'Elias apprend à montrer son côté sensible, quitte à s'attirer les foudres de ses camarades durs à cuir, plongés dans un monde violent. Je n'ai jamais lu de personnages qui se complètent autant qu'Elias et Laia.

    J'ai été conquise par la personnalité de nos héros et leurs objectifs tout à fait louables, leur relation qui prend forme petit à petit, seuls et contre tous, ne pouvant se fier qu'à eux-même dans un monde qui prône la prépondérance d'une population par rapport à une autre. Ce concept de population qui se retrouve au-dessus d'une autre n'a pas grand chose de novateur (le district 1 est plus "fort" que le district 12 dans Hunger Games par exemple) et le fait que les personnages mènent le même combat en étant pas de la même trempe (comme dans L'école du bien et du mal) non plus, et pourtant ce roman se distingue. Je n'arrive pas à savoir pourquoi. Peut-être pour cette montagne russe émotionnelle qui ne nous quitte pas de la première à la dernière page ou pour ces relations sociales ambigües et angoissantes.

    Je crois que vous l'avez compris : ce livre est un véritable coup de cœur, et jamais je ne regretterai de l'avoir lu. Merci à moi-même d'avoir eu le réflexe de l'emprunter et pas merci à moi-même parce que du coup j'ai incroyablement envie de lire la suite - indisponible en bibliothèque depuis des mois (penser à penser à "Moins t'y penses, plus il y sera"). Merci à toutes les chroniques hyper positives qui m'ont donné envie de le lire : pour une fois, je suis tout à fait d'accord avec vous ! Les autres, rejoindrez-vous le cercle des amateurs d'Une braise sous la cendre ?
   

Lu dans le cadre du Challenge des pavés


"Ne me dis pas que tu crois aux mythes de djinns, des éfrits et des spectres qui kidnappent les enfants la nuit ?
- Non.
Je pense au raid. Au Mask. Ma légèreté s'évanouit. 
"Je n'ai pas besoin de croire au surnaturel quand une réalité bien pire erre la nuit.""

Vous pourrez aimer :
L'école du bien et du mal, tome 1 de Soman Chainani
Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins

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jeudi 5 avril 2018

BILAN DE JANVIER-FEVRIER-MARS


J'ai tellement peu lu en ce début d'année que je me retrouve "obligée" de faire un bilan trimestriel pour avoir du contenu. Si c'est pas triste...
J'ai repris les cours, les aller-retours entre le Sud et la Franche-Comté. Je lis davantage dans le train, mais pas assez pour finir une dizaine de livre ce trimestre. C'est si dommage.
Par contre, j'ai entamé pas mal de livres, j'ai beaucoup de livres que j'envisage de lire et j'ai hâte de mieux organiser mon temps pour reprendre un rythme de lecture normal.
J'espère que vous avez passé un très bon début d'année 2018 et puisse le sort vous être favorable !



Livres lus :
La trilogie du Tearling, tome 2 : L'invasion du Tearling d'Erika Johansen : j'ai enfin lu ce tome 2 que je voulais tant découvrir. Magnifique transition dans cette trilogie qui gagne à être davantage connue.
• Phobos de Victor Dixen : J'ai été agréablement surprise par cette lecture. Malgré un début peu convaincant, j'ai réussi à rentrer dans l'histoire vers le milieu du livre et j'ai été addict. Léonor est une héroïne qui gagne à être connue et dont je suivrais volontiers l'aventure, surtout si elle arrive à rester naturelle...
• La colline aux esclaves de Kathleen Grissom : Un livre qui me faisait énormément envie mais dont le style d'écriture ne m'a pas convaincu. L'histoire est touchante - malgré le fait que l'héroïne soit un peu naïve - et j'aurai aimé que l'auteure rentre un peu plus dans le détail concernant certains faits.

Livre coup de ♥ de ce trimestre
♦ Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir ♦
J'ai A-DO-RÉ ce roman. Tout était parfait : les personnages sont fort et touchants, le scénario n'a rien à envier aux plus grandes œuvres jeunesse de ces dernières décennies et surtout, il possède un message fort superbement bien amené. Ca fait beaucoup de superlatifs.
Rajoutons à ça un récit rythmé : il n'y a pas de pauses, ou si peu. Les personnages comme les lecteurs n'ont aucun répit et le livre porte très bien son nom : on croit que tout est calme et éteint, et la braise s'allume. Je ne sais pas encore si le titre est choisi pour le scénario ou les personnages... je déciderai en écrivant ma chronique.

Livres obtenus :
• Dompteur d'anges de Claire Favan
• Les animaux fantastiques - Vie et habitat
• Le Quidditch à travers les âges
• Les contes de Beedle le Barde

Mes amis me connaissent bien *_*


À dans 3 mois pour de nouvelles lectures !

vendredi 2 mars 2018

La Trilogie du Tearling, tome 2 : L'invasion du Tearling

Titre : La Trilogie du Tearling, tome 2 - L'invasion du Tearling
Titre original : The Queen of the Tearling, book 2 - The invasion of the Tearling
Auteur : Erika Johansen
Traduction : Valérie Rosier
Édition : JC Lattès
Parution : 2017
Nombre de pages : 586
Synopsis : Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d'esclaves au royaume de Mortmesne, elle a provoqué la colère de la Reine rouge, qui tire son pouvoir de la magie noire. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s'emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l'invasion.
Mais pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menacent de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.


Cette chronique traite du Tome 2 de la Trilogie du Tearling
/!\ Risques de Spoiler

Avis :
    Comment trouver des mots assez forts pour vous dire à quel point j'avais envie de me plonger dans ce deuxième tome, de continuer à suivre les aventures de Kelsea et de sa Garde. J'étais complètement tombée sous le charme de la plume de l'auteure et le récit était autant intriguant qu'addictif. Kelsea assumait enfin son rôle de souveraine, elle avait trouvé quel idéal atteindre, les malheurs qui allaient s'abattre sur le Tearling allaient-ils tout bouleverser ?

    Malgré l'admiration que lui porte désormais son peuple, Kelsea est dans le plus grand désarroi : elle a stoppé le trafic d'esclaves et, comme prévu, s'est attirée les foudres de la Reine rouge qui menace d'envahir le Tearling. Les armées de Mortmesne sont donc en route et Kelsea doit à tout prix protéger son peuple, même si les ressources et les moyens viennent à manquer. Kelsea se refuse à faire la guerre, mais alors que l'armée commence à chasser les paysans des grandes plaines et des petits villages, elle est contrainte d'envoyer ses propres troupes face à l'ennemi surpuissant, pour au moins retarder le massacre qui s'annonce. Kelsea doit arriver à satisfaire sa Garde, son peuple, et son égo grandissant.

    Kelsea est maintenant respectée par son peuple, mais à la fois par sa Garde. Elle est également crainte par l'église et par les bourgeois qui sentent leur pouvoir s'amenuiser. Kelsea "la puissante" est plus intéressante à suivre que celle du premier tome, qui cherchait ses marques, peu affirmée... Ce côté puissant révèle un côté quelque peu orgueilleux, fier et un brin sadique chez la jeune Reine qui s'affirme de plus en plus en tant que femme qu'en tant que souveraine, au grand dam de sa Garde.
    Dans ce tome-ci, Kelsea sort encore du lot par rapport à d'autres héroïnes que l'on imagine douces et rebelles, ou parfois sévères mais justes. Dans le tome précédent, c'était physiquement que Kelsea se distinguait, maintenant, c'est par son comportement : on ne l'adore plus. On est déçu de son comportement, on imaginait mieux, pourquoi tombe-t-elle parfois si bas ? Kelsea tombe parfois dans le conflit de loyauté : doit-elle faire ce que son peuple attend d'elle ou ce que sa Garde attend d'elle ? J'ai été déçue par Kelsea, mais pas par l'auteure, qui opte pour un vrai revirement de situation pour son personnage.

    Je ne vous cache pas que côté Tearling, ça ne bouge pas des masses dans ce tome. Kelsea se contente souvent de recevoir des personnes hautement gradées tout en essayant de suivre les combats menés à la frontière du Tearling. Je ne vous cache pas non plus que les choses qui bougent, elle en a déjà bien assez à l'intérieur de son donjon qui se remplit de plus en plus. Le peu d'entretiens qu'elle a avec l'église ou les personnes d'influences - coucou le Fetch - sont assez vifs pour qu'on se contente des dialogues.
    Parallèlement, la narration est partagée entre davantage de personnages, ce qui nous permet de découvrir les différentes institutions qui composent le Tearling. Par exemple, à travers le Père Tyler, on peut en apprendre plus sur l'église du Tearling et sa nouvelle gérance tout à fait immonde. À travers Arliss, on est davantage renseigné les désordres financiers du royaume. On en sait plus sur le quotidien des Gardes, sur leurs relations, notamment pour Pen et Massue, ou encore Elston et Kibb qui étaient jusque-là un peu en arrière plan. L'auteure fait à nouveau preuve d'innovation, elle a réussi à me rendre de nouveau addict au récit, même si ce dernier n'est plus majoritairement tourné vers Kelsea. 

    Dans le premier tome, Kelsea commençait déjà à avoir des visions d'origine inconnue. Dans ce deuxième tome, c'est très récurrent : elle suit la vie d'une certaine Lily, femme au foyer coincée dans une vie "idyllique" avec un mari violent. Ces visions deviennent un peu le fil rouge de ce roman. D'abord handicapantes pour Kelsea, elle y trouvera un échappatoire et, comme une série à laquelle on est accro, elle voudra absolument ce qu'il est advenu de Lily. Au départ, ces sortes de flash-back m'embêtaient pas mal, puisqu'ils arrivaient parfois en plein milieu de moments importants, mais petit à petit, j'ai pris goût à suivre la vie de Lily, quand j'ai compris qui elle pouvait être, le rôle qu'elle pourrait jouer... Et au fil des pages, cette histoire parallèle a pris autant d'importance que le monde de Kelsea.

    En conclusion, ce roman m'a agréablement surprise. Souvent, j'apprécie moins les deuxièmes tomes des trilogie parce qu'il s'agit de roman de "transition" où le héros ou l'héroïne s'accapare le monde dans lequel il/elle est plongé(e) et où il ne se passe pas grand chose avant le déferlement d'actions du troisième tome. Ici, même si je regrette le peu d'activités de Kelsea, l'auteure a su innover en présentant une nouvelle facette de son héroïne, ou en faisant basculer la narration à d'autres personnages. Ces deux éléments me rendent encore accro à cette saga et je pense me plonger dans l'année dans le dernier tome, qui lui risque d'être dépaysant si l'on se fie à la fin de ce tome.


Chapitre 4, pages 166-167 :
"[...] Trois hérétiques et deux homosexuels étaient en détention au début de votre règne, et vous les avez tous libérés. Pire, vous tolérez ouvertement l'homosexualité au sein de votre propre Garde.
[...]
- Le fait que vous ne soyez toujours pas mariée est un exemple désastreux pour les jeunes femmes, partout et en tout lieu. J'ai même ouï dire que vous pourriez avoir des penchants homosexuels, poursuivit le Saint-Père. 
- En vérité, Votre Sainteté, la liberté sexuelle entre adultes consentants est la plus grande menace que ce royaume ait jamais affrontée, répliqué Kelsea d'un ton acerbe. Dieu sait comment nous avons pu y survivre."


Lu dans le cadre du Challenge des Pavés

Autres tomes :
1 - 3

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dimanche 14 janvier 2018

Songe à la douceur

Titre : Songe à la douceur
Auteur : Clémentine Beauvais
Édition : Sabarcane (Exprim')
Parution : 2016
Nombre de pages : 239
Synopsis : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, elle en a 17 ; c'est l'été, et il n'a rien d'autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant, et plein d'ennui, et elle est timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il... aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s'est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s'aperçoit, maintenant, qu'il la lui faut absolument. Mais est-ce qu'elle veut encore de lui ?





Avis :
    Étant déjà tombée sur des avis mitigés, l'idée m'est venue de sortir des sentiers battus. En me plongeant dans cette romance, je ne m'attendais pas à la finir avec aisance

    Eugène et Tatiana se rencontrent à l'adolescence : lui dans une absolue désespérance et elle dans la pleine innocence. Contraints de se fréquenter pendant que l'ami dévoué et la sœur ainée prennent plaisir à se bécoter, Eugène et elle développent des sentiments mutuels, il préfère rester fraternel, de marbre à sa lettre passionnelle. De toute façon, le groupe subit une division suite au drame dont on ne connait pas les raisons. 

    L'histoire des amoureux se rencontrant après des années n'a rien d'innovant, mais je salue l'originalité de la forme poétique du roman. C'est la première fois que je suis confrontée à ce format de choix, à noter qu'autrefois, la poésie mettait bien les lecteurs de Shakespeare en émoi. Cette version contemporaine me rend bien plus sereine à la lecture, sans rencontrer beaucoup de fioritures, où une Juliette et un Roméo finissent avec mortelles blessures ; le drame divisant le quatuor, laissant un apport conséquent de tristesse à une romance qu'on détériore. 

    Les protagonistes sont d'abord dans une émotion contenue, pour ensuite laisser les barrières abattues. Tatiana et Eugène restent dans le déni de leurs sentiments rajeunis et au fil des pages, comme dans tout jeu de séduction ou début de relation, la batifolage passe par des cafouillages ou encore des chipotages, en essayant d'éviter le carnage. "En disant "À bientôt", espérait-elle que je l'invite au concerto ou souhaitait-elle se débarrasser de ce zigoto au plus tôt ?", voyez un peu le tableau ?

    La narration subit une belle division, permettant aux personnages une égale expression. Ainsi narré, le récit vous fait voir une vraie histoire romancée, pleine d'authenticité. Le récit et son exactitude devrait vous donner envie de le lire sans inquiétude. 
    Le fait de me plonger dans certains flash-back me rendait un peu patraque jusqu'à constater que cela mettait une vraie claque. Les changements de narration peuvent être accessoirement synonyme d'irritation, mais ici, l'histoire s’éclaircit.
    Les rimes et le format d'expression permettent un plus large panorama de nos émotions. Peut-être est-ce la poésie ou la façon dont l'auteur tourne le récit, mais les sensations ont été plus fournies. 

    Authenticité fait parfois place à l'hilarité : comment rester insensible face à Eugène pris pour cible par Tatiana et surtout son directeur, stoppant son état de nirvana et plongeant le jeune homme dans la plus grande torpeur ? 

    En conclusion, pas de point de répulsion pour ce roman. Je souhaite le conseiller à tous, pas de raison qu'on le repousse. En espérant que cette chronique vous ait plu, et que la lecture de celle-ci n'ait pas été trop chaotique, ce clin d’œil se voulait impromptu.


Page 163 :
"Ils se sentaient comme habités par un adolescent
capricieux et passionné, qui les réveillait tard et les empêchait
de se coucher tôt,
mettait en scène leurs rêves et rédigeait leurs textos,
leur faisait relire une quantité invraisemblable de poètes.
Eux qui s'étaient crus adultes, mûrs et mesurés,
ils avaient un squatteur de quinze ans dans la tête"

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jeudi 4 janvier 2018

Challenge des pavés 2018


Coucou les lecteurs !
Cette année, j'avais bien envie de participer à un challenge annuel pas trop difficile, et sans trop de contraintes. J'en ai trouvé un qui était idéal, étant donné que la plupart de mes lectures avoisinent les 400 pages. 

*roulement de tambour qui ne sert à rien étant donné que c'est marqué dans le titre et dans l'image*


Le Challenge des pavés


Le principe ?  
C'est simple : lire des pavés. À partir de combien de pages un livre est considéré comme un pavé ? Selon la modératrice du Challenge, un pavé poche est un livre de 500 pages et plus, en grand format, 500 pages feront du livre un "pavé".

Modalités :
- Les intégrales sont acceptées. 
- Seuls les romans comptent.
- Pas de BD, manga, albums pour enfant, livres pratiques, livres d'art...
- Comptabilité des pages de l'édition que nous avons lue, et pas une autre. 
- E-books et audiolivre : prendre en compte le nombre de pages de l'édition papier Gd Format. 

Jusqu'à quand ?
Du 1er janvier au 31 décembre 2018.
Fin des inscriptions le 31 mars. 



Pour plus de renseignements
(calcul de points, malus...)

Merci à Gribouille le Chat d'avoir repris le challenge cette année.